La fin annoncée des décharges sauvages. Objectif 2005 : résorber cette pollution de facilité. Quelques minutes suffisent à se débarrasser de déchets encombrants. Des décennies ne suffiront pas à la nature pour les absorber...
Un sac poubelle ventru, quelques pneus empilés, une gazinière hors d’usage, des bouteilles de verre ou de plastique vides, un matelas éventré... si Prévert avait été l’auteur de cette liste, une subtile tonalité poétique s’en serait dégagée. Sauf que ces objets appartiennent à une réalité bien moins artistique, que l’on nomme décharges sauvages ou points noirs. Notre objectif est de les faire disparaître du paysage d’ici à l’horizon 2005 et de prévenir tout autre dépôt. «Nous traitons actuellement l’urgence : les petits points noirs qui polluent visuellement», renseigne Gérard Colin, vice-président, délégué à l’environnement, la sécurité et les déchets ménagers. «L’idée de cette démarche est d’offrir un territoire propre à chacun et chacune, et de montrer l’exemple d’une certaine manière. Aux communes d’assurer qu’ils ne se renouvellent pas.» Comment ? «En restant vigilants. Car un simple sac poubelle jeté au bout d’un chemin creux, aux abords d’un bois ou dans un trou, constitue en soi un appel à point noir. Ou bien en aménageant certains sites au moyen de haies, de massifs, de clôtures.», affirme Gérard Colin.
Aidez-nous à rendre notre territoire propre : signalez-nous les points noirs !
Paresse ? Indiscipline ? Quel que soit le motif exact du «jeter sauvage», la
Communauté de Communes souhaite que les gens adoptent le «réflexe déchetterie»
, pour se débarrasser de leurs déchets verts, de leurs «monstres»...
«Nous avons harmonisé les horaires d’ouverture des deux
déchetteries installées sur le territoire, de manière à ce que l’usager puisse toujours
se rendre dans l’une des deux, et en moins de vingt minutes d’où qu’il vienne sur le territoire.
Enfin, pour eux c’est l’assurance que ce qu’ils apportent sera pris en charge et recyclé.»
La démarche est identique à celle du tri sélectif qui fait actuellement
son entrée dans les foyers et dont l’objectif est de diminuer le volume de déchets
ultimes, d’une part pour moins peser financièrement sur le budget des ménages, et d’autre
part pour concourir au respect de l’environnement.
Abandonnés dans la nature, certains déchets rejettent dans le sol des substances toxiques (piles, batteries, peintures, vernis, huiles …). Ces effets sont accentués par les eaux de pluie qui facilitent le ruissellement et l’infiltration de matériaux liquides dans le sol. D’autres, apparemment inoffensifs, constituent pourtant une réelle pollution visuelle, particulièrement longue de surcroît. En dehors de toute filière de recyclage, la plupart des déchets et monstres laissés dans la nature ne sont pas biodégradables.